Arche en fer forgé sur mesure

Une arche marque un passage : l'entrée du potager, la rupture entre deux jardins, le seuil d'une allée. En fer plein forgé et galvanisé, elle porte un rosier adulte pendant trente ans — ce qu'aucune arche de jardinerie en tube de 16 mm ne fait au-delà de cinq.

Fer plein galvanisé et thermolaquéPieds à sceller, tient un rosier adulteForgée en Europe, à vos cotes
Arche en fer forgé sur mesure
Tarifs

Prix dès 690 €

ModèleDimension de référencePrix fourniture
Arche simple, cintre pleinpassage 120 × 220 cm690 – 950 €
Arche simple, dessin ouvragépassage 140 × 240 cm950 – 1 200 €
Arche double ou module de tunnelprofondeur 100 cm1 300 – 1 800 €
Tunnel de rosiers, trois moduleslongueur 300 cm1 800 – 2 200 €
Arche à portillon intégrépassage 120 cm1 500 – 2 600 €
Arche de puits avec pouliesur margelle1 890 – 2 760 €

Prix fourniture septembre 2026, fer plein galvanisé à chaud puis thermolaqué, pieds à sceller et gabarit de perçage compris, hors massifs béton et hors pose. Source : Grille de Puits.

Prix hors livraison. La livraison est assurée par nos soins et obligatoire : un ouvrage forgé et galvanisé de 25 à 60 kg voyage sur palette, jamais en colis standard. Elle est chiffrée au devis selon le département, le poids et l'encombrement de la pièce.

Fabrication européenne : ces prix sont ceux d'un ouvrage forgé en Europe, en fer plein, galvanisé à chaud puis thermolaqué. Ils se situent structurellement deux à trois fois au-dessus d'un équivalent importé en tube creux et simplement peint. La décomposition poste par poste est détaillée sur notre page prix.

Ce qui sépare une arche forgée d’une arche de jardinerie

La différence tient en une donnée : la section du fer. Une arche de grande surface est faite de tube creux de 12 à 16 mm en paroi de 1 mm, peint. Une arche forgée est en fer plein de 14 à 20 mm, galvanisée à chaud puis thermolaquée. Le rapport de masse est de un à six, et le rapport de durée de vie du même ordre.

La conséquence se voit au bout de cinq ans, quand le rosier grimpant a atteint sa taille adulte. Un rosier liane charge une arche de 30 à 60 kg de bois vert, et le vent qui s'engouffre dans le feuillage exerce sur les pieds un effort de renversement continu. Le tube creux plie d'abord, puis rouille de l'intérieur au point de pliure ; l'arche se déforme en parallélogramme et il faut tout déposer, rosier compris — c'est-à-dire, en pratique, sacrifier le rosier.

Une arche forgée correctement ancrée ne bouge pas. C'est ce qui justifie l'écart de prix, et c'est la seule justification qui compte : on n'achète pas une arche pour ce qu'elle est le jour de la pose, on l'achète pour ce qu'elle porte dans quinze ans.

Les cotes justes : passage, hauteur, profondeur

Trois dimensions décident du confort d'une arche, et deux d'entre elles sont presque toujours sous-estimées.

La largeur de passage se prend à hauteur d'épaules, pas au sol. Cent vingt centimètres est le minimum pour croiser quelqu'un ; cent quarante permet de passer avec une brouette chargée sans frotter les montants, ce qui compte à l'entrée d'un potager. En dessous de 100 cm, on passe en biais dès que le rosier a poussé.

La hauteur sous clé est la cote qu'on regrette le plus souvent. Deux mètres vingt paraissent généreux sur plan ; ils ne le sont plus du tout une fois qu'un rosier grimpant retombe de trente centimètres depuis le sommet, ce qu'il fait naturellement et dès la deuxième année. La cote juste est 240 cm pour une arche destinée à être végétalisée, 220 cm si elle reste nue.

La profondeur, enfin, distingue une arche d'un portique. Une arche simple, faite de deux cintres reliés en tête, a 30 à 45 cm de profondeur : on la traverse. Un module de 100 cm devient un petit tunnel où l'on s'arrête, et l'ombre y change complètement. C'est un choix de composition du jardin autant qu'un choix de produit.

Ancrage : pieds à sceller ou platines

Deux modes, et le premier est très supérieur. Les pieds à sceller sont des prolongements des montants, de 40 à 50 cm, noyés dans un plot béton de 30 × 30 × 50 cm. La reprise de l'effort de renversement se fait dans la masse, l'ancrage est invisible, et l'ouvrage est indéracinable. C'est la solution que nous livrons par défaut, avec un gabarit d'écartement qui garantit que les deux plots tombent au bon entraxe — l'erreur classique étant de couler deux massifs à deux centimètres près, ce qui interdit ensuite d'emboîter l'arche.

Les platines boulonnées se justifient sur un sol déjà fini qu'on ne veut pas ouvrir : dalle béton, terrasse, allée pavée sur béton. Quatre chevilles ou scellements chimiques par pied, dans une dalle d'au moins 12 cm. La tenue est correcte mais l'ouvrage reste plus sensible au renversement, et la platine se voit. Sur un sol souple — gravier, terre, sable —, la platine n'est pas une option : elle se déchausse en deux hivers.

Dans les deux cas, on ne coule jamais le béton contre le fer nu affleurant. Le point de sortie de terre est l'endroit où toutes les arches meurent, parce que l'eau s'y accumule et que le contact béton-acier accélère la corrosion. Nos pieds sont galvanisés sur toute leur longueur et le plot est arasé en pente vers l'extérieur, deux centimètres au-dessus du sol fini : l'eau s'écarte au lieu de stagner.

Les plantes, et celle qui pose problème

Le rosier grimpant reste le compagnon naturel de l'arche : floraison spectaculaire, bois souple qu'on palisse à plat sur les cintres, charge modérée. Les variétés remontantes prolongent l'intérêt jusqu'aux gelées ; les lianes non remontantes montent plus haut et chargent davantage. La clématite s'associe idéalement au rosier, en relais de floraison, et ne pèse rien. Le chèvrefeuille et la bignone conviennent aussi, la seconde demandant une taille sévère annuelle.

La glycine est un cas à part et il faut le dire clairement : c'est la plus belle sur une arche, et la plus destructrice. Ses tiges deviennent ligneuses, s'enroulent et exercent une pression de serrage capable de tordre un tube et de creuser une gorge dans un fer plein en vingt ans. Sur une arche, elle impose des sections de 20 mm minimum, des cintres renforcés, et un contrôle annuel pour dégager les enroulements avant qu'ils ne se referment. Nous la fabriquons volontiers pour une glycine — à condition de le savoir au devis, parce que ce n'est pas la même arche.

Un dernier mot sur l'entretien : une arche galvanisée et thermolaquée ne demande rien, sinon un lavage à l'eau claire une fois l'an et un coup d'œil au pied des montants. Si un choc de tondeuse écaille la finition, le zinc protège l'acier le temps que vous fassiez une retouche au pinceau. C'est la même logique de protection que sur nos grilles de puits, et elle fonde la même garantie de vingt ans.

Questions fréquentes

Arche en fer forgé : vos questions

Quelle hauteur pour une arche de jardin ?
240 cm sous clé si elle doit porter un rosier grimpant, 220 cm si elle reste nue. C'est la cote la plus souvent regrettée : un rosier retombe naturellement de trente centimètres depuis le sommet dès la deuxième année, et une arche de 200 cm devient alors un passage à baisser la tête.
Quelle largeur de passage ?
120 cm au minimum pour croiser quelqu'un, 140 cm pour passer avec une brouette chargée sans frotter les montants. En dessous de 100 cm, on passe en biais dès que la plante a poussé. La largeur se prend à hauteur d'épaules, pas au sol.
Faut-il sceller les pieds dans du béton ?
C'est la solution que nous recommandons et que nous livrons par défaut : pieds de 40 à 50 cm noyés dans un plot de 30 × 30 × 50 cm, avec le gabarit d'écartement fourni. Les platines boulonnées se réservent aux sols déjà finis, dalle béton d'au moins 12 cm ; sur gravier ou en terre, elles se déchaussent en deux hivers.
Peut-on y faire pousser une glycine ?
Oui, mais ce n'est pas la même arche. Une glycine adulte exerce une pression de serrage qui tord un tube et creuse une gorge dans un fer plein sur vingt ans : elle impose des sections de 20 mm minimum, des cintres renforcés et un contrôle annuel des enroulements. À signaler au devis.
Faites-vous les arches de puits ?
Oui — c'est même l'ouvrage d'origine de l'atelier. Une arche de puits enjambe la margelle et reçoit une poulie, ce qui ajoute une contrainte d'axe et de charge suspendue. Le détail est sur notre page consacrée à la potence et à l'arche de puits.
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